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Obésité : les inégalités s’accentuent
article diététique ajouté par admin le 09.07.2008
Les résultats publiés dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire démontrent un accroissement de l’obésité en France et ce depuis le début des années 80. Les données sont issues des trois dernières « enquêtes sur la santé et les soins médicaux » de l’Insee.
Par rapport à 1981 les hommes ont ainsi grossi de cinq kilos en moyenne et les femmes de quatre kilos. Cette augmentation est globale et affecte toutes les régions de France mais avec des disparités importantes. Ainsi le Nord et l’Est comptent presque deux fois plus d’obèses (13 % et 14%) que l’Île-de-France et le pourtour méditerranéen (8%). De plus ce processus n’a pas touché de façon égale tous les groupes sociaux.
Depuis 1992, la prévalence de l’obésité augmente beaucoup plus vite chez les agriculteurs et les ouvriers que chez les cadres et membres des catégories socioprofessionnelles supérieures, notamment chez les femmes.
« La prévalence de l’obésité chez les agriculteurs a augmenté de plus de 7 points entre 1992 et 2003, alors qu’elle n’a crû que de 2 points chez les cadres » affirment les rédacteurs du BEH. Après les agriculteurs viennent les ouvriers, puis les artisans, commerçants et chefs d’entreprise et les employés.
Les conclusions sont du même ordre en ce qui concerne le niveau d’études. En 2003, 15% des personnes dépourvues de diplôme étaient obèses, contre seulement 5% des diplômés de l’enseignement supérieur. Logiquement, le même clivage est observé en matière de niveau de vie. « La prévalence de l’obésité chez les ménages les plus modestes est de 10% pour les hommes et 13% pour les femmes, alors qu’elle est respectivement de 9% et 6% chez les plus aisés. » La différence se fait donc essentiellement pour la population féminine : « plus le niveau de vie d’une femme est faible, plus elle est corpulente », précisent en effet les rédacteurs.
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L’AFSSA publie enfin son rapport protéines
article diététique ajouté par admin le 11.06.2008
Fruit de plus de trois années de travail, le rapport protéines constitue un véritable état de l'art en matière de protéines alimentaires et propose un panorama complet de la littérature scientifique ainsi que de la réglementation en vigueur et des avis rendus par l'Afssa.
L’AFSSA a réévalué le besoin nutritionnel moyen en protéines de 0,83 g/kg/jour pour les adultes et de 1g/kg/jour pour les personnes âgées de plus de 60 ans. Les ANC des sportifs d’endurance ont été revus à la baisse (1,2 à 1,4 g/kg/jour) alors que les ANC des sportifs de force ont été revus à la hausse (1,3 à 1,5 g/kg/jour).
Le groupe de travail piloté par le Pr Daniel Tomé a choisi de ne pas définir d’apports nutritionnels conseillés en acides aminés indispensables, considérant « qu’elles feraient double-emploi avec les apports nutritionnels conseillés en protéines ».
Une limite supérieure de sécurité n’est déterminée.pour aucun des acides aminés. .À ce jour, aucune donnée scientifique ne permet d’affirmer que les apports d’acides aminés inclus dans les protéines, même avec des apports protéiques élevés, puissent atteindre des niveaux de toxicité chez l’homme sain.
En ce qui concerne les allégations nutritionnelles, l’AFSSA considère qu’un aliment devrait pouvoir porter l'allégation .« source de protéines » s'il satisfait à la fois aux deux critères suivants : énergie apportée par les protéines supérieure à 10 % de l'énergie totale de l'aliment et quantité de protéines supérieure à 10 % de la valeur nutritionnelle de référence (VN R) pour 100 g (pour. un aliment solide, ou 5 % de la VN R pour 100 mL dans.le cas d'un aliment liquide). Le groupe de travail propose une VN R de 55 g de protéines.
Le principe usuel du doublement de ces seuils est appliqué pour riche en protéines.
Ces considérations sont différentes des conditions prévues par le règlement EU concernant les allégations nutritionnelles et de santé. En effet, une denrée est source de protéines si au moins 12% de la valeur énergétique de la denrée sont produits par les protéines. Avec l’introduction des VNR dans les conditions d’utilisation d’une allégation nutritionnelle, l’AFSSA anticipe la prochaine étape du règlement qui concerne les profils nutritionnels.
Le groupe de travail estime par ailleurs souhaitable que la définition d'un produit « hyperprotéiné » comprenne un critère quantitatif et un critère qualitatif. Un produit « hyperprotéiné » devrait contenir des protéines de bonne qualité selon la méthode de référence recommandée par la FAO.
Les allégations de santé relatives au rôle des protéines comme facteurs indispensables pour le maintien ou à l’accroissement de la masse des protéines corporelles, aux effets spécifiques d’acides aminés particuliers, aux relations entre les protéines, au métabolisme énergétique, et à la prise alimentaire devront être évalués au cas par cas.
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L’huile de tournesol contaminée par de l’huile minérale
article diététique ajouté par admin le 11.06.2008
A la suite de la détection d'huiles minérales dans de l'huile de tournesol en provenance d'Ukraine, un appui scientifique et technique a été demandé à l'Afssa afin d'évaluer le niveau d'exposition potentiel des consommateurs français et apprécier le risque pour leur santé.
L'Agence a ainsi procédé à une estimation de l'exposition potentielle du consommateur à travers la consommation d'huile contaminée. Pour réaliser cette analyse, l'Agence a inclu l'huile en l'état mais également l'ensemble des denrées intégrant de l'huile dans leur composition, même dans de faibles proportions.
Les informations progressivement recueillies sur l'analyse des huiles minérales présentes dans l'huile de tournesol contaminée ont permis de mieux caractériser la nature et l'importance de la contamination. Il s'agissait essentiellement d'huiles minérales de haute viscosité, moins toxiques que celles de plus faible viscosité. En outre, cette analyse a permis de s'assurer de l'absence d'autres contaminants, parfois retrouvés dans les huiles.
Sur la base de ces données, l'Afssa a utilisé le scénario d'exposition le plus pessimiste possible (scénario maximaliste), c'est-à-dire dans lequel la consommation d'huile et de produits à base d'huile contaminée serait maximale.
Même dans ce cas extrême, la dose d'huile minérale ingérée resterait inférieure à la dose maximale acceptable sur le plan toxicologique.
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