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Diabète, obésité et pays en développement
article diététique ajouté par admin le 19.06.2007
Chacun sait maintenant combien l´augmentation de la prévalence de l´obésité et du diabète pose un problème, non seulement dans les pays développés, mais également dans les pays en voie de développement.
Dans un article de perspective récemment paru dans le N Engl J Med, des auteurs anglais rappellent, par exemple, qu´entre 2000 et 2030, une augmentation de 150 à 160 % de la prévalence du diabète est attendue en Amérique Latine, en Afrique, en Inde ou dans le Sud-Est asiatique . L´augmentation du diabète sera moins importante dans les pays développés, compte tenu des mesures déjà prises et des stratégies de prise en charge thérapeutique existant dans la plupart de ces pays mais ce ne sera pas le cas dans les pays en voie de développement où les conséquences, en termes cardiovasculaire et rénal risquent d´être dévastatrices.
Dans un éditorial du même numéro , un auteur indien, à ce sujet, rappelle tous les espoirs mis, dans les pays en voie de développement, sur la mise au point d´une « poly-pilule » (polypill) comportant plusieurs médicaments (anti-hypertenseurs, hypolipémiants et aspirine) efficace en prévention cardiovasculaire. L´utilisation d´un comprimé unique permettrait de régler l´un des problèmes majeurs rencontrés dans les pays en voie de développement pour la prévention secondaire des maladies cardiovasculaires, celui de l´observance thérapeutique quand plusieurs médicaments doivent être pris. En réunissant ces différents médicaments (IEC + statines + aspirine + un autre anti-hypertenseur) dans un seul comprimé, il a été montré que, du moins en théorie, il était possible de réduire de façon considérable les conséquences cardiovasculaires de toutes ces maladies. Mais cette démonstration était théorique et il reste maintenant à la mettre en application et à la tester dans des essais cliniques afin de bien évaluer le rapport bénéfices/risques de cette nouvelle forme de traitement. L´OMS s´y intéresse de très près. Des compagnies pharmaceutiques indiennes ont déjà développé un comprimé comportant une combinaison de ces différents traitements, sous forme générique et vont mettre en place des essais cliniques à grande échelle afin d´évaluer l´efficacité et la sécurité et réellement démontrer s´il s´agit d´un « miracle ou d´un mirage ».
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Supplémentations en antioxydants et mortalité
article diététique ajouté par admin le 08.06.2007
Les suppléments par antioxydants sont utilisés pour la prévention de différentes maladies. Les résultats des études sont discordants. Cela a amené une équipe danoise et serbe à conduire une méta-analyse de tous les essais randomisés utilisant ces antioxydants en prévention primaire et secondaire. Toutes les études randomisées chez les adultes comparant le Bêta-carotène, la vitamine A, la vitamine C, la vitamine E ou le sélénium, soit de manière isolée ou combinée à un placebo ou à l´absence d´intervention ont été incluses dans cette analyse ; 68 études randomisées ont été trouvées, portant sur 232 606 participants. Lorsque tous les essais ont été poolés, il n´y avait pas d´effet significatif sur la mortalité (RR = 1.02, IC 95 % 0.98-1.06). Les analyses en méta-régression multivariée ont montré que les études ayant de faibles biais et le sélénium (RR = 0.998, IC 95 % 0.997-0.9995) étaient significativement associées à la mortalité. Dans 47 des études à faible biais portant sur 180938 participants, les suppléments par antioxydants augmentaient de façon significative la mortalité (RR = 1.05, IC 95 % 1.02-1.08). Après exclusion des essais portant sur le sélénium, le Bêta-carotène (RR = 1.07, IC 1.02-1.11), la vitamine A (RR = 1.16, IC 1.10-1.24) et la vitamine E (RR = 1.04, IC 1.01-1.07) de façon isolée ou combinée augmentaient de façon significative la mortalité. La vitamine C et le sélénium n´avaient pas d´effet significatif sur la mortalité.
Les auteurs concluent donc que le traitement avec le Bêta-carotène, la vitamine A et la vitamine E pourraient augmenter la mortalité.
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Mangez du riz blanc pour vous endormir
article diététique ajouté par admin le 04.06.2007
Une étude publiée ce mois-ci dans l’American Journal of Clinical Nutrition par des chercheurs australiens suggère qu’une assiette de purée, un bol de riz blanc ou encore des céréales type Rice Krispies, bref tout aliment à index glycémique (IG) élevé, pourraient aider ceux qui cherchent désespérément le sommeil à sombrer dans les bras de Morphée.
Le Dr Chin Moi Chow de l’université de Sydney et ses collaborateurs ont testé sur 12 hommes volontaires en bonne santé l’efficacité « narcoleptique » de deux type de repas : soit un dîner à base d’une variété de riz appelé Jasmin connu pour son faible index glycémique, soit un dîner à base de riz Mahatma à index glycémique élevé. Les chercheurs ont comparé l’effet de ces aliments sur le temps d’endormissement lorsqu’ils étaient consommés 1 heure avant ou 4 heures avant l’heure du coucher.
Résultats : en prenant un repas 4 heures avant d’aller au lit, les volontaires s’endorment deux fois plus vite puisqu’ils mettent seulement 9 minutes si l’IG est élevé contre 17,5 minutes avec un repas composé d’aliments à IG faible. L’effet est moindre quand le repas est pris peu de temps avant le coucher puisque qu’il leur faut 14,6 minutes pour s’endormir quand le repas à IG élevé est pris une heure avant d’aller au lit.
Comment expliquer ces résultats ? On sait que l’augmentation du glucose dans le sang provoque une élévation du taux d’un acide aminé appelé « tryptophane ». Ce dernier est utilisé par les neurones pour fabriquer la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans le sommeil. Quand le taux de glucose augmente rapidement, le taux de tryptophane fait de même ce qui a pour effet de « booster » la synthèse de sérotonine et d’entraîner le sommeil.
Prudence cependant. D’abord, ces résultats doivent être confirmés par des études de plus grande envergure. Notamment sur des personnes qui souffrent d’insomnies. Ensuite, n’abusez pas d’aliments à IG élevé. Ils favorisent l’obésité, le diabète et donc les maladies cardio-vasculaires.
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